La scolarité au Québec

Il est important de bien expliquer le système scolaire québécois. En effet, le Québec possède un système éducatif très spécifique du fait qu’il existe des établissements publics et privés, francophones et anglophones.

Au Québec, le système d’éducation comporte quatre ordres d’enseignement : le primaire (y compris l’éducation préscolaire), le secondaire, le collégial et l’enseignement universitaire. Environ 2 millions de personnes sont inscrites à l’un ou l’autre à temps plein ou à temps partiel. L’enseignement est gratuit au primaire, au secondaire et au collégial. À l’université, des droits de scolarité – relativement faibles, dans le contexte nord-américain – sont exigés.

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Il est important que vous connaissiez bien le système des écoles. Pour les écoles publiques francophones, les démarches se feront une fois que vous serez arrivé sur place, en contactant la commission scolaire la plus proche du domicile. Pour l’inscription à la commission scolaire, l’un des parents devra se présenter en personne (il est conseillé de venir avec votre enfant spécialement si celui-ci ne parle pas français) et fournir les originaux ou copies certifiées conformes des documents suivants:

Pour les résidents permanents :

  • certificat de sélection du Québec (CSQ)
  • confirmation du statut de résident permanent (formulaire 5292 délivré par les autorités canadiennes) ou carte de résidence permanente
  • passeport des parents et de l’enfant
  • certificat de naissance de l’enfant
  • bulletins scolaires, s’il y a lieu

Pour les résidents temporaires :

  • certificat d’acceptation du Québec (CAQ)*
  • passeport des parents et de l’enfant
  • certificat de naissance de l’enfant
  • permis de travail des parents
  • bulletins scolaires, s’il y a lieu

Pour les écoles publiques anglophones, il n’en sera pas de même car les conditions d’entrée sont très rigoureuses et les documents à fournir se définissent au cas par cas, avec parfois un délai d’un mois pour effectuer toutes les démarches. Similairement à l’école publique francophone, il faut d’abord s’inscrire à la Commission scolaire anglophone du quartier. Cette dernière évaluera si l’enfant est éligible pour intégrer l’école publique anglophone. Si c’est le cas, la Commission scolaire proposera les écoles dans la zone géographique du domicile de l’enfant. Autrement dit, il faudra s’y prendre à l’avance, certaines démarches peuvent être entreprises avant votre arrivée! Les frais de scolarité sont généralement similaires aux frais de scolarité des écoles publiques francophones, entre 200 et 400$/année. Voici un exemple typique d’un processus d’admission à l’école publique anglophone: Commission scolaire Eastern Shore.

Pour le système privé, il existe trois principales options: l’école francophone, l’école anglophone et l’école française (programme Français).

L’école francophone privée est ouverte à tous, à condition de réussir les examens d’admissions. Les frais sont généralement plus élevés que dans le système public (naturellement!), il faut s’attendre à payer une somme approximative de 4,000$ par année. Au Québec, les écoles francophones privées sont bien réputées pour la qualité des programmes.

L’école anglophone privée est, soit pour les résidents qui ne sont pas éligibles à l’école publique anglophone, soit pour les nouveaux arrivants qui souhaitent le système privé anglais pour leur enfant. Certaines écoles dont St-George à Westmount (Montréal) ou Kupper Academy à Kirkland sont biens connues parmi les nouveaux arrivants anglophones. Ces dernières chargent des tarifs scolaires criants, entre 9,000 et 15,000$ par année. Pour ceux qui peuvent se le permettre, pourquoi pas?

Pour connaître la liste de toutes les écoles privées au Québec, consulter : Private English School

Il existe 3 écoles françaises au Québec : deux à Montréal et une à Québec. Pour voir la liste complète des écoles françaises au Canada, voir: Écoles françaises au Canada. Les expatriés Français sont généralement attirés par ces écoles, particulièrement Stanislas. Naturellement, ils se sentent moins dépaysés dans un système scolaire qu’ils connaissent déjà. D’autre part, ils peuvent bénéficier des bourses versées aux enfants de nationalité Française de la maternelle à la terminale sous réserve de certaines conditions.

Auteur de l’article : Charles-Henry